30. Pour l'après pour l'avant.

30. Pour l'après pour l'avant.
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Peut-être que je poste ces articles parce que ça a un petit goût de journalisme. Peut être que ça n'a rien à voir et peut être que je ne sais même pas ce que je veux devenir.
Je peux pas m'empêcher de me dire qu'en me voyant dans la rue, les gens ne se diront jamais "voilà une étudiante", j'ai pas la gueule de l'emploi; j'ai plutot la tête d'une éternelle collégienne. Pourtant j'ai pas aimé ça, être une collègienne.
Je choisis mes mots en fonction de la dureté, car parfois je voudrais passer pour une dure justement, mais c'est inutile et puis si ça vous trompe vous, qu'est ce que ça change ? Au fond on voit bien que je suis fragile.
On voit bien que j'ai pas confiance en moi, que je me cherche encore à bientot 18 ans, peut-être que j'ai besoin d'écrire pour m'affirmer. Peut-être pas.
Je me sens prête à sauter dans le vide, dans l'inconnu, dans l'avenir puisque dans quelques mois je ne serai plus vraiment la même, je vivrai comme presque une adulte, comme une étudiante même si ça ne se verra pas.
J'ai peur là maintenant. Puis je me calme de suite.
Parce que j'ai besoin d'un repère, n'importe quoi, même tout petit.


Et j'ai un pilier.
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# Posté le samedi 17 janvier 2009 14:38

Modifié le dimanche 01 février 2009 13:54

29. j'ai un amoureux, c'est le plus beau du monde.

Mes yeux me brûlent, je suis assise dans la voiture. Il pleut, il fait nuit, j'ai mal à la tête.
Mais j'avance doucement vers la maison, je pourrai bientot me cacher et ça ira mieux. Je me dis que quelques minutes avant, on était tous les deux assis sur son lit, qu'on se disait plein de choses sans un mot. Moi j'osais pas le regarder de peur que mes yeux ne se remplissent encore. Lui ne tournait pas la tête parce qu'il aime pas voir mes larmes couler. On se serre encore un peu, pour s'imprégner de l'autre une avant-derniere fois. On se répète que ça ira vite, on sait très bien que c'est faux mais sans ça on peut plus bouger. Je sais que ça commence déjà, cette angoisse de pas le sentir contre moi. C'est du vertige qui me prend quand il est pas là, la peur d'un vide qui dure six semaines. Pourtant je suis heureuse. Je suis heureuse à en éclater, à le crier partout. Je souris dans ma tête comme jamais je l'ai fait, parce qu'il est là. A 600 kilomètres de distance il est plus près de moi que n'importe qui. Et puis c'est un mot que je tuerai moi un jour, distance. Je suis heureuse à en crever, parce que je l'aime à mourrir.
29. j'ai un amoureux, c'est le plus beau du monde.

# Posté le mardi 04 novembre 2008 16:12

Modifié le vendredi 09 janvier 2009 13:13

Je suis plus que jamais pas morte :)

Je suis plus que jamais pas morte :)
J'écris plus trop, du moins plus les mêmes choses.
Il n'empêche que je suis toujours ici, même si je dois sacrément donner l'impression de camper ailleurs la plupart du temps, je profite encore de ces derniers mois avec vous...



(Ma Goulette, LAIT.)

# Posté le samedi 18 octobre 2008 12:36

Les colloques dans ma tête.

Je me censure moi même tout le temps. Attention tu en dis trop, pas assez, pas clairement, inutile, aucun rapport, trop égocentrique. J'ai décidé d'arrêter. Si il y a une une chose dont je sais parler, c'est malheureusement de moi.
Il y en a plein que j'ai besoin de vous dire, vous les inconnus que pour la plupart je ne verrai jamais, vous, sûrement un second moi, le recul pour pouvoir me juger. Parce que personne ne se l'avoue, mais tout le monde a besoin de se juger (soi même j'entends). Il y a un tas de choses qui ne se disent pas. Comme c'est à la mode de faire sauter toutes les bonnes moeurs, je me ferais bien un plaisir de les dévoiler. Mais je ne suis pas très scandaleuse. Du moins pas que je sache. "Sois plus excessive, on manque d'égéries". Est-ce que s'exagérer renforce les chances d'être remarqué(e) en tant que personnalité remarquable ? (oui il faut croire que j'aime poser ces questions dont tout le monde se fout et qui n'apporteront probablement jamais aucune réponse, parce que j'en pose assez souvent) Enfin, on avait dit qu'on parlait de moi.
Je pars cette nuit pour Gérone. Puis pour Liverpool. En avion. (Ah bon t'as peur en avion?! Ben pas trop, grace à Pierre qui m'assure de prendre avec moi ma propre bombe, car les probabilités pour qu'il y en ait deux dans un même avion sont nulles. ok merci l'ami.) Je pars dans cet état d'esprit là, celui d'une jeune instable des nerfs. Peut etre vais-je taper une crise dans la cabine, genre ça y est on décolle je vais mourir. Surement oui. Avant ça je me serais énuméré les choses qui me font me sentir bien. L'instant le soir où je tombe dans le vrai sommeil, pas celui où tu te racontes des histoires pour t'endormir. Le soleil contre la peau au début de l'été. Les éclats de rire le soir dans nos chambres de lycéennes. Son souffle, à lui, le rythme de sa respiration dans mon cou. Et là ça ira déjà bien mieux.

# Posté le vendredi 18 juillet 2008 17:19

Modifié le vendredi 18 juillet 2008 17:33

Roland, mon pote.

Roland, mon pote.
Le 28 juin 2008
A ce jour je suis libérée des épreuves anticipées du baccalauréat, dont j'ai noté avoir foiré environ la moitié. Soit les maths et l'oral. J'ai fait ce que je devais faire, soit balancer un bon "fuck Montesquieu" avant-hier soir, au cours d'une soirée qui fut fort sympathique (bon anniversaire le boule.)
J'ai aussi appris plein de choses. Que des gens pratiquaient ce qui s'appelle l'amour libre. Chose que je n'imaginais pas. Que je ne pourrais pas intégrer, d'ailleurs. Enfin toujours est-il que même en vacances on sort toujours étonné de tout. Personnellement, c'est ce que j'ai compris. Il faut garder la surprise, et la pire chose possible ce serait d'être blasé, et que plus rien ne nous étonne. L'une des pires choses, en fait.
Mais il y a quelques temps, c'était vraiment proche d'aujourd'hui comme époque, ce qui m'étonnait c'était d'apprendre combien de personnes vivaient sur Terre par exemple. Quelque chose dont on vous instruit à l'école primaire. Il y a une semaine je passais mon bac. Une partie, du moins.
Grandir ça se remarque pas, dans la continuité. Mais il y a des étapes qui vous font frissonner.
Celle là ne me fait pas peur. Elle signifie que j'évolue, que je confirme une période d'une dizaine d'années. Et que la prochaine sera difficile, mais c'est celle qui me formera.
J'ai pas peur, donc. Je prends conscience.



# Posté le samedi 28 juin 2008 12:50