Je peux pas m'empêcher de me dire qu'en me voyant dans la rue, les gens ne se diront jamais "voilà une étudiante", j'ai pas la gueule de l'emploi; j'ai plutot la tête d'une éternelle collégienne. Pourtant j'ai pas aimé ça, être une collègienne.
Je choisis mes mots en fonction de la dureté, car parfois je voudrais passer pour une dure justement, mais c'est inutile et puis si ça vous trompe vous, qu'est ce que ça change ? Au fond on voit bien que je suis fragile.
On voit bien que j'ai pas confiance en moi, que je me cherche encore à bientot 18 ans, peut-être que j'ai besoin d'écrire pour m'affirmer. Peut-être pas.
Je me sens prête à sauter dans le vide, dans l'inconnu, dans l'avenir puisque dans quelques mois je ne serai plus vraiment la même, je vivrai comme presque une adulte, comme une étudiante même si ça ne se verra pas.
J'ai peur là maintenant. Puis je me calme de suite.
Parce que j'ai besoin d'un repère, n'importe quoi, même tout petit.
Et j'ai un pilier.



